Inconvénients d’une terrasse composite : ce qu’il faut savoir

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Rédigé par Anaïs

Vous rêvez d’une terrasse composite, cette belle alternative au bois ? Attention, derrière le rêve se cachent parfois quelques désillusions. Avant de vous lancer, on vous dit tout sur les inconvénients d’une terrasse composite. Prêt à gratter le vernis ?

Chaleur et confort : le composite, un brûlant problème ?

Vous interrogez sur le confort thermique d’une terrasse composite ? On va voir ensemble si cette matière monte trop en température et comment y remédier.

Quand la terrasse devient un four

Soyons clairs : une terrasse composite peut devenir infernale sous le soleil. Surtout les lames foncées. Elles peuvent allègrement dépasser les 40°C, rendant la marche pieds nus quasi impossible.

C’est un réel inconvénient en période estivale. Votre bel espace extérieur risque de devenir inutilisable aux heures chaudes, ce qui est dommage, non ?

Solutions anti-chaleur : mythe ou réalité ?

Alors, que faire face à ces inconvénients ? Choisir des lames de couleurs claires aide déjà pas mal. Une teinte claire réfléchit mieux les rayons du soleil.

Pensez aussi à l’ombrage. Une pergola ou un voile d’ombrage fera des merveilles pour garder une température supportable. Les innovations « anti-chaleur » existent, mais leur efficacité varie. Le bon sens reste votre meilleur allié pour améliorer le confort de votre terrasse.

Vieillissement et esthétique : le temps est-il l’ennemi du composite ?

Le temps qui passe peut parfois jouer des tours aux matériaux, et le composite n’échappe pas à cette règle. Voyons comment il résiste aux épreuves des années, côté aspect et structure.

Les pièges de la décoloration et du vieillissement

Sous l’effet du soleil, votre revêtement composite peut malheureusement se décolorer. Pour les lames non co-extrudées, attendez-vous à une perte de teinte notable dès la première année, souvent de manière inégale. Ce n’est pas le top, avouez. L’aspect du composite ancien, parfois terne, contraste alors fortement avec la patine noble du bois naturel.

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Dilatation et déformation : les mouvements imprévus

Le composite est aussi un matériau qui « bouge ». Une lame de 4 mètres peut voir sa longueur varier de 2 à 4 mm entre les rigueurs de l’hiver et les chaleurs de l’été. Cette dilatation thermique peut entraîner des déformations, affectant la planéité. On voit alors des lames gondoler, ce qui nuit clairement à l’esthétique générale, comme certains des inconvénients du béton imprimé.

Coût et durabilité : un investissement justifié ?

Regardons les chiffres. Le rapport entre le coût d’une lame composite et sa durée de vie annoncée est-il vraiment à votre avantage ?

Le prix du composite : plus cher qu’il n’y paraît

Le coût de pose d’une lame composite est souvent sous-estimé. Prévoyez entre 90 et 240 €/m² pour une installation complète. Cela met le composite au même niveau que certains bois exotiques, pourtant réputés onéreux. Il dépasse même le prix des bois résineux. Si vous achetez uniquement les lames, comptez entre 70 et 150 €/m².

Usure et longévité : ce qu’il faut savoir

Voici une comparaison des prix et durées de vie estimées pour divers matériaux.

Matériau Prix moyen posé (€/m²) Durée de vie estimée
Composite 90 – 240 15 – 30 ans
Bois exotique 80 – 250 20 – 40 ans
Bois résineux 40 – 100 10 – 15 ans

Les zones de fort trafic sur une terrasse composite s’usent rapidement. On vous promet une durée de vie de 30 ans, mais qu’en est-il de la décoloration ou de la déformation prématurée ? Comme pour les inconvénients bâche à barre, il est essentiel de bien se renseigner avant d’investir. Ces problèmes remettent en question la véritable longévité de ce type de revêtement.

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Contraintes techniques et écologiques : les faces cachées

Vous pensez que l’installation d’une terrasse en bois composite est une partie de plaisir ? Détrompez-vous. Au-delà des considérations esthétiques ou financières, il y a des exigences techniques et un impact environnemental à ne pas négliger.

Les normes de pose à ne pas négliger

  • Respect du DTU 51.4 (révisé en 2018)
  • Entraxe des appuis sous lambourdes ≤ 70 cm (3 appuis)
  • Entraxe des appuis sous lambourdes ≤ 60 cm (2 appuis)
  • Lame d’air sous lambourdes ≥ 50 mm
  • Pose professionnelle recommandée pour éviter les problèmes

Le respect du DTU 51.4 est capital pour la pérennité de votre installation. Il impose des règles strictes, notamment sur l’entraxe des appuis sous lambourdes, qui doit être inférieur à 70 cm ou 60 cm selon le nombre d’appuis.

De même, une lame d’air de 50 mm sous les lambourdes est indispensable pour une bonne ventilation. Sans cela, vous risquez des problèmes de dilatation et d’instabilité majeurs. Franchement, confier cette étape à un professionnel n’est pas un luxe, mais une vraie garantie contre les ennuis futurs.

Impact environnemental : le revers de la médaille

Parlons du recyclage : c’est le gros point noir du bois composite. Ce matériau combine généralement 55% de fibres de bois recyclées et 45% de PEHD (résines plastiques). Cette composition hybride rend son traitement en fin de vie particulièrement complexe.

Vous ne pourrez pas le jeter n’importe où, et les filières de recyclage spécifiques sont encore rares. L’aspect écologique de ce matériau est donc à considérer avant de vous lancer. Est-ce vraiment si vert que ça en a l’air ?

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